Ministère de l'Education Nationale Académie d'Aix-Marseille
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Façade du LycéeDe l’Ecole Pratique d’Industrie au Lycée Général et Technologique du Rempart :

un siècle d’évolution au service de la formation professionnelle et technologique des jeunes marseillais.

 

C’est le 23 octobre 1899, après la délibération du Conseil municipal de Marseille du 4 août de la même année, que le Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes Alexandre Millerand, signe l’arrêté de création de l’Ecole Pratique d’Industrie de garçons  de Marseille. Elle vise à  « donner à l’industrie et à l’artisanat les ouvriers hautement qualifiés dont elle a besoin ». Le XIXème siècle est en effet marqué, à Marseille comme partout en France, par un formidable essor industriel et commercial.  A Marseille durant ce siècle, la population  passe de 100 000 à 400 000 habitants. Le développement de l’usage de la vapeur dans les usines (qui transforment sur place les denrées arrivant massivement des colonies), mais aussi dans les transports maritimes et ferroviaires puis à la fin du siècle la construction du réseau d’assainissement, l’arrivée de l’eau de la Durance, les premiers tramways électriques, l’éclairage électrique des rues modifient fortement le volume et la nature des qualifications nécessaires pour le bon fonctionnement de l’économie locale. C’est dans ce contexte de fort besoin d’une main d’œuvre nouvelle qu’est décidée la création de  L’Ecole Pratique de Garçons.

La centrale électrique de l'époqueL’Ecole Pratique d’Industrie (1900-1941)

Elle ouvre ses portes en 1900 dans des locaux provisoires rue de l’Evéché avec 60 élèves. Les travaux de construction de la nouvelle Ecole commencent en 1903 sur un terrain acquis par la ville dans le quartier de St Victor sur un espace anciennement occupé par les jardins de l’Abbaye, longeant l’ancien rempart du XVIIème démoli au siècle suivant. En 1905, après deux années de travaux, l’Ecole se transporte dans ses locaux actuels de la rue du Rempart pour accueillir  250 élèves. Les professions enseignées sont alors au nombre de neuf : Ajustage – Electricité – Modelage – Fonderie – Forge – Serrurerie – Chaudronnerie – Ferblanterie – Menuiserie – Ebénisterie.
La scolarité normale, de trois années après une section préparatoire, permet aux jeunes  de choisir le métier auquel ils se destinent. Les études sont sanctionnées par le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP). La section électricité demande une quatrième année. Existe enfin une section dite « spéciale » préparant (déjà !) au concours d’entrée dans les écoles nationales d’ingénieurs des Arts et Métiers :12 élèves de l’école y sont admis en 1910.
Les effectifs atteignent rapidement les 600 élèves et des sections nouvelles viennent s’ajouter aux premières : bijouterie, joaillerie, cordonnerie, couture…mécanique d’aviation.

Le Collège Technique de Garçons (1941-1956)

Amphithéatre

L’établissement est rattaché au Ministère de l’Education Nationale.  Le collège technique  «  a pour but :
1° de former pour les diverses industries des sujets intelligents, instruits et exercés à la pratique d’un métier, capables de devenir rapidement des ouvriers qualifiés puis, par la suite, de bons contremaîtres, des chefs d’ateliers, des agents d’étude et de contrôle.
2° de préparer aux écoles d’un ordre plus élevé (Ecoles Nationales des Arts et Métiers, Ecoles de Navigation) et aux carrières techniques de certaines administrations… »
En complément du CAP, le Collège Technique prépare maintenant aussi au Brevet d’Enseignement Industriel.

L’Ecole Nationale d’Enseignement Technique (1956-1961)

Cette transformation de statut permet à l’édifice d’être classé dans les Bâtiments Civils de l’Etat. Les nouveaux baccalauréats techniques y font leur apparition.

Le Lycée Technique d’Etat (1961-1985)

Entrée du lycée

 

Ces années sont marquées par une forte expansion démographique et parallèlement un fort développement des besoins de l’industrie. La démocratisation de l’enseignement se traduit par la création de nombreux établissements nouveaux : construction des lycées techniques Marie Curie et Diderot, construction à Saint Tronc d’une annexe du Rempart qui deviendra autonome en 1963, prenant le nom de Jean Perrin…et l’arrivée de jeunes filles dans l’établissement (1970). En 1973, le Collège d’Enseignement Technique situé en face du Lycée acquiert son autonomie  avec le statut de Lycée d’Enseignement Professionnel (il prendra plus tard le nom de Léonard de Vinci), l’Ecole Nationale d’Enseignement Technique devient, quant à elle, « Lycée Technique d’Etat ». Cette nouvelle appellation correspond à un recentrage sur les préparations aux baccalauréats techniques (F1 Mécanique, F2 Electronique et F3 Electrotechnique) et aux Brevet de Techniciens Supérieurs.

Le Lycée Général et Technologique (de 1985 à nos jours)

Les lois de décentralisation ont transformé le Lycée en Etablissement Public Local d’Enseignement. L’Education Nationale garde la maîtrise des enseignements dispensés mais le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur devient propriétaire des locaux. Progressivement se mettent en place les structures d’enseignement actuelles.
La classe de 2nde Générale et Technologique donne accès aux classes de Premières puis Terminales préparant aux
- Baccalauréats Généraux Scientifiques Spécialités Sciences de la Vie et de la Terre (S SVT) et Sciences de l’Ingénieur (S SI)
- Baccalauréats Technologiques Sciences et Technologies Industrielles (STI) Spécialités Génie Mécanique, Génie Electronique et Génie Electrotechnique.

En classe de seconde les élèves peuvent suivre notamment les options Mesures Physiques et Informatique, Initiation aux Sciences de l’Ingénieur et Informatique et Systèmes de Production.
L’établissement offre depuis maintenant plusieurs années des modalités d’accueil spécifiques pour les élèves dyslexiques et pour les élèves nouvellement arrivés en France. Des emplois du temps aménagés permettent également de scolariser au Lycée les espoirs de la natation licenciés au Cercle des Nageurs Marseillais.

Après les Baccalauréat ES S SI et STI, Le Lycée du Rempart propose un large choix de formations de niveau supérieur par la préparation, en deux ans, de six Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS) :


- Assistant Technique d’Ingénieurs
- Electrotechnique
- Industrialisation des Produits Mécaniques ( formation initiale ou apprentissage) devenu Conception des Processus de Réalisation de Produits 
- Conception et réalisation de systèmes automatiques
- Systèmes Numériques
- Technico-commercial


Enfin, une Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles Année spéciale pour Techniciens Supérieurs (CPGE ATS) offre aux meilleurs étudiants de la Région, titulaires d’un BTS industriel ou d’un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT), la possibilité de préparer l’accès à de très nombreuses écoles d’Ingénieurs par un concours qui leur est réservé.

A la rentrée 2016, le Lycée accueille 750 élèves, étudiants et apprentis (46% de cet effectif en formations post-baccalauréat) dont 17% de jeunes filles.
Près de 140 adultes les encadrent : 100 professeurs dont 70 dans les disciplines technologiques, 25 personnels administratifs, éducatifs et de laboratoires, 13 Agents Régionaux des Lycées...

Cette taille humaine de l’établissement, relativement modeste pour un Lycée, favorise à l’évidence, des relations de proximité et un suivi étroit du parcours de chaque élève par des enseignants profondément attachés à la réussite de tous… Nombreux sont les habitants du quartier qui  scolarisent leurs enfants « au Rempart » après eux-mêmes l’avoir fréquenté. Nulle place, on l’aura compris, pour l’anonymat dans ce lycée tout proche du centre ville, fortement intégré au 7eme arrondissement de Marseille et intimement lié à sa riche histoire et à son développement. Le Lycée accueille notamment des sportifs de haut niveau du Cercle des nageurs de Marseille avec des horaires aménagés, des jeunes du rRowing Club de Marseille ou encore des élèves allophones et des élèves en ULIS. Cette diversité est une richesse. La mixité sociale et scolaire de notre Lycée en fait aussi une force. Elle forge son identité. 

Héritage marquant, diversité et modernité des formations proposées, taille humaine, forte intégration à son quartier, dynamisme de ses personnels… le Lycée du Rempart ne manque pas d’atouts. Fidèle à ses objectifs fondateurs, il poursuit résolument, aujourd’hui comme hier, sa belle mission : assurer une formation générale et technologique de qualité aux jeunes de la ville de Marseille et de sa région au service de l’industrie.

Ils sont passés par « le Rempart » :
Jean BOUIN, champion olympique du 5000m (section marine marchande en 1903)
Fernand DECANALI, champion olympique de cyclisme (élève en 1940-1941)
Hubert AGOSTINI, peintre (BEI ajustage dans les années 50)
Jean Claude IZZO, journaliste, romancier (CAP tourneur fraiseur  dans les années 60)
Alain BERNARD, champion olympique de natation (bac scientifique années 2000)

(Les données historiques concernant l’histoire du Lycée sont extraites de l’ouvrage « 100 ans pratiquement » réalisé par l’Association des Anciens élèves du Lycée du Rempart pour le centenaire de l’établissement en 2003 et disponible à l'accueil du Lycée)
L'atelier à l'époque

Atelier ancien

Les élèves à l'ouvrage hierLes élèves à l'ouvrage aujourd'hui

Informatique et automatismes : le nouveau visage des formations technologiques

Ces 50 dernières années ont vu les formations technologiques se transformer profondément suite à l’irruption des nouvelles technologies dans l’industrie: informatique, circuits imprimés et cartes à puces, dessin assisté par ordinateur, machines outils à commande numérique, automatismes…
L’enseignement technologique s’est adapté à cette révolution en faisant une place croissante à l’étude théorique et pratique de ces nouvelles applications de la physique dans l’industrie.
Les ateliers, salles de travaux dirigés et de travaux pratiques ont aujourd’hui un nouveau visage : l’ordinateur et les appareils électroniques de mesure et de contrôle constituent un environnement s’apparentant plus au cadre feutré du bureau ou du laboratoire qu’à l’atelier souvent bruyant et parfois salissant d’hier.
Outre la formation générale, encore plus indispensable aujourd’hui, en Français, Histoire- Géographie, Langues vivantes, Mathématiques et EPS… les disciplines enseignées en 2009 se nomment physique appliquée, études de systèmes, automatique, informatique industrielle, électronique de puissance….

Dans les formations de Génie Mécanique et Productique (Baccalauréat, BTS) sont plus particulièrement étudiés la programmation de machines à commande numérique, l’étude de la qualité d’un produit, la gestion de la production, le contrôle et la mise en œuvre des procédures de contrôles des pièces…

Dans les formations de Génie Electrotechnique, les élèves et étudiants étudient les techniques qui permettent de produire, de transporter, de distribuer et d’utiliser l’énergie électrique.
Au programme : mécanique, automatisme, informatique industrielle, électricité, électronique de puissance….
Les élèves et étudiants effectuent des manipulations et des montages qui mettent en œuvre des systèmes électrotechniques. Ce secteur bénéficie aujourd’hui du développement des installations et équipements liés aux économies d’énergie et au développement durable.

Dans les formations de Génie Electronique , les élèves  et étudiants découvrent les techniques qui utilisent les signaux électriques pour capter, transmettre, mémoriser ou traiter une information.
Au programme : automatique, informatique industrielle, électronique… et leurs applications : le traitement des signaux numériques, les circuits électriques. Par exemple, les élèves et étudiants réalisent des schémas de construction de cartes électroniques.
A l’issue de ces filières, les étudiants trouvent des emplois dans des  fonctions de technicien supérieur ou d’ingénieur dans les domaines d’activités comme la conception,  la fabrication,  l’installation, le contrôle qualité, la maintenance ou  l’activité technico-commerciale.


Les entreprises qui les emploient appartiennent aux secteurs de la fabrication, de la maintenance ou de la commercialisation des industries  mécaniques, électriques,  électroniques ou du secteur public. Le Lycée du Rempart est devenu un partenaire du développement économique régional, impliqué dans le développement de fleurons de notre industrie à haute valeur ajoutée, dans la mécanique, l'électronique, l'électrotechnique et l'aéronautique, dans des grandes comme dans les petites entreprises de la région, dans l'industrie comme dans les services, à travers la diversité de ses talents et de ses parcours.

 

Une pédagogie largement ancrée sur la réalisation de projets

Une des caractéristiques majeures des formations technologiques industrielles est de donner une large place à la réalisation concrète d’objets techniques « grandeur nature » dans le cadre de la mise en œuvre de projets.

Les étudiants de 2ème année du BTS CRSA, par exemple, conçoivent, réalisent et installent tout ou partie de systèmes automatisés dans des PME, PMI de la région. Ils sont ainsi directement confrontés avec la réalité du travail en entreprise. Parmi leurs récentes réalisations : l’automatisation partielle de la fabrication artisanale du savon de Marseille au Serail ou la réalisation des calissons d'Aix..
L’association JELYREM (jeunes lycéens du Rempart) a conduit un travail en série S Sciences de l’Ingénieur se traduisant par la réalisation de reportages photographiques aériens à partir d’un ballon gonflé à l’hélium et radiocommandé jusqu’à une altitude de 150 mètres. Le lycée du Rempart est le seul établissement du sud de la France à disposer ainsi des autorisations nécessaires des autorités de l’aviation civile pour faire voler un ballon en altitude.



Techniciens supérieurs et Ingénieurs dans l’industrie : des besoins importants, des débouchés très ouverts…Le portail en fer forgé

Malgré la crise, les jeunes diplômés des filières industrielles de Techniciens supérieurs et d’Ingénieurs continuent de connaître des conditions favorables d’insertion professionnelle.
Une étude du Centre d’Etudes et de Recherche sur  les Qualifications (CEREQ) datée de juin 2014 indique que le taux de chômage, 3 ans après leur sortie de formation est inférieur pour eux de moitié à celui de l’ensemble de leur génération : seulement 6% des titulaires d’un BTS industriels et 3% des Ingénieurs diplômés sont au chômage. Ces taux sont les plus faibles parmi tous ceux enregistrés pour les diplômés de l’enseignement supérieur.
Compte tenu des départs à la retraite de nombreux cadres techniques et ingénieurs dans les années à venir les perspectives d’emploi devraient se maintenir à un niveau élevé. Seulement 23 000 ingénieurs sont formés actuellement chaque année en France pour des besoins évalués à 40 000….

La réforme des Lycées valorise les filières technologiques industrielles et les nouvelles pédagogies

Annoncée par le Président de la République le 13 octobre dernier, la réforme du Lycée qui est entrée en vigueur à la rentrée 2010, vise notamment à renforcer l’attractivité des formations technologiques industrielles en les modernisant encore, en renforçant leur polyvalence et en leur offrant des débouchés nouveaux…une politique volontariste est déjà menée en ce sens depuis plusieurs années par l’Académie d’AIX-MARSEILLE afin de favoriser l’orientation des élèves de 3eme et de seconde, et notamment des jeunes filles, vers les formations scientifiques et technologiques industrielles.
Les filières, centenaires, de formation du Lycée du Rempart n’ont donc pas fini d’avoir un avenir. Le Lycée du rempart devient le pôle STI 2D du centre de Marseille, en accueillant les 4 spécialités dés 2018 et 6 BTS porteurs. 


La Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles Année Spéciale pour Techniciens Supérieurs : l’exemple réussi d’une classe passerelle…

Elle accueille chaque année 45 étudiants issus de Brevet de Techniciens Supérieurs ou Diplômes Universitaires de Technologie de tous le Sud Est de la France.
Pour les jeunes étudiants qui la rejoignent, après pour beaucoup d’entre eux un passage par un baccalauréat technologique STI 2D, c’est une année de dur labeur en perspective : 36 heures de cours par semaine, sans compter les interrogations orales et devoirs surveillés du samedi matin…mais quelle satisfaction à l’arrivée lorsque l’on peut constater, comme ces 6 dernières années, un taux d’intégration de 100% dans les Ecoles d’Ingénieurs préparées.


C’est un bel exemple de promotion, pour des jeunes souvent issus de milieux  modestes, qu’offre cette voie (parallèle aux voies classiques mieux connues) d’accès aux écoles d’ingénieurs. Créé il y a plus de 20 ans, La CPGE ATS du Lycée du rempart n'est plus la seule dans notre académie mais elle demeure l'une des plus réputées et offre des taux d'intégration dans les meilleures écoles d'ingénieur parmi les tous meilleurs de France.

 

L'internat du Lycée du Rempart

A la rentrée 2018, le Lycée devrait offrir 50 places dont au moins la moitié pour ses propres élèves et étudiants de BTS ou de CPGE. Les travaux sont en cours. Ils permettront d'offrir un nouvel outil favorisant le confort de ces jeunes. C'est aussi un beau bâtiment rénové qui émergera de l'avenue de la Corse, autour d'une porte monumentale d'époque, jusque derrière l'Abbaye Saint Victor. Belle image de la modernité de ce quartier en pleine transformation au coeur du dynamique et paisible 7ème arrondissement, sous l'oeil bienveillant de la bonne mère à quelques mètres au-delà.

Le Proviseur ,

Sylvain LADENT

 


A suivre un diaporama sur l'histoire du lycée...

Cliquez ICI

mis à jour,  en  mars 2017

De l’Ecole Pratique d’Industrie au Lycée Général et Technologique du Rempart : un siècle d’évolution au service de la formation professionnelle et technologique des jeunes marseillais.

C’est le 23 octobre 1899, après la délibération du Conseil municipal de Marseille du 4 août de la même année, que le Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes Alexandre Millerand, signe l’arrêté de création de l’Ecole Pratique d’Industrie de garçons de Marseille.

Elle vise à  « donner à l’industrie et à l’artisanat les ouvriers hautement qualifiés dont elle a besoin ».

Le XIXème siècle est en effet marqué, à Marseille comme partout en France, par un formidable essor industriel et commercial.

A Marseille durant ce siècle, la population passe de 100 000 à 400 000 habitants. Le développement de l’usage de la vapeur dans les usines (qui transforment sur place les denrées arrivant massivement des colonies), mais aussi dans les transports maritimes et ferroviaires puis à la fin du siècle la construction du réseau d’assainissement, l’arrivée de l’eau de la Durance, les premiers tramways électriques, l’éclairage électrique des rues modifient fortement le volume et la nature des qualifications nécessaires pour le bon fonctionnement de l’économie locale.

C’est dans ce contexte de fort besoin d’une main d’œuvre nouvelle qu’est décidée la création de L’Ecole Pratique de Garçons.

 

L’Ecole Pratique d’Industrie (1900-1941)

Elle ouvre ses portes en 1900 dans des locaux provisoires rue de l’Evéché avec 60 élèves.

Les travaux de construction de la nouvelle Ecole commencent en 1903 sur un terrain acquis par la ville dans le quartier de St Victor sur un espace anciennement occupé par les jardins de l’Abbaye, longeant l’ancien rempart du XVIIème démoli au siècle suivant.

En 1905, après deux années de travaux, l’Ecole se transporte dans ses locaux actuels de la rue du Rempart pour accueillir 250 élèves.

Les professions enseignées sont alors au nombre de neuf : Ajustage – Electricité – Modelage – Fonderie – Forge – Serrurerie – Chaudronnerie – Ferblanterie – Menuiserie – Ebénisterie.

La scolarité normale, de trois années après une section préparatoire, permet aux jeunes de choisir le métier auquel ils se destinent.

Les études sont sanctionnées par le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP). La section électricité demande une quatrième année. Existe enfin une section dite « spéciale » préparant (déjà !) au concours d’entrée dans les écoles nationales d’ingénieurs des Arts et Métiers :12 élèves de l’école y sont admis en 1910.

Les effectifs atteignent rapidement les 600 élèves et des sections nouvelles viennent s’ajouter aux premières : bijouterie, joaillerie, cordonnerie, couture…mécanique d’aviation.

 

Le Collège Technique de Garçons (1941-1956)

L’établissement est rattaché au Ministère de l’Education Nationale. Le collège technique  «  a pour but :

1° de former pour les diverses industries des sujets intelligents, instruits et exercés à la pratique d’un métier, capables de devenir rapidement des ouvriers qualifiés puis, par la suite, de bons contremaîtres, des chefs d’ateliers, des agents d’étude et de contrôle.

2° de préparer aux écoles d’un ordre plus élevé (Ecoles Nationales des Arts et Métiers, Ecoles de Navigation) et aux carrières techniques de certaines administrations… »

En complément du CAP, le Collège Technique prépare maintenant aussi au Brevet d’Enseignement Industriel.

 

L’Ecole Nationale d’Enseignement Technique (1956-1961)

Cette transformation de statut permet à l’édifice d’être classé dans les Bâtiments Civils de l’Etat. Les nouveaux baccalauréats techniques y font leur apparition.

 

Le Lycée Technique d’Etat (1961-1985)

Ces années sont marquées par une forte expansion démographique et parallèlement un fort développement des besoins de l’industrie.

La démocratisation de l’enseignement se traduit par la création de nombreux établissements nouveaux : construction des lycées techniques Marie Curie et Diderot, construction à Saint Tronc d’une annexe du Rempart qui deviendra autonome en 1963, prenant le nom de Jean Perrin…et l’arrivée de jeunes filles dans l’établissement (1970).

En 1973, le Collège d’Enseignement Technique situé en face du Lycée acquiert son autonomie avec le statut de Lycée d’Enseignement Professionnel (il prendra plus tard le nom de Léonard de Vinci), l’Ecole Nationale d’Enseignement Technique devient, quant à elle, « Lycée Technique d’Etat ».

Cette nouvelle appellation correspond à un recentrage sur les préparations aux baccalauréats techniques (F1 Mécanique, F2 Electronique et F3 Electrotechnique) et aux Brevet de Techniciens Supérieurs.

 

Le Lycée Général et Technologique (de 1985 à nos jours)

Les lois de décentralisation ont transformé le Lycée en Etablissement Public Local d’Enseignement. L’Education Nationale garde la maîtrise des enseignements dispensés mais le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur devient propriétaire des locaux.

Progressivement se mettent en place les structures d’enseignement actuelles.

La classe de 2nde Générale et Technologique donne accès aux classes de Premières puis Terminales préparant aux

  • Baccalauréats Généraux Scientifiques Spécialités Sciences de la Vie et de la Terre

(S SVT) et Sciences de l’Ingénieur (S SI)

  • Baccalauréats Technologiques Sciences et Technologies Industrielles (STI) Spécialités Génie Mécanique, Génie Electronique et Génie Electrotechnique.

 

En classe de seconde les élèves peuvent suivre notamment les options Mesures Physiques et Informatique, Initiation aux Sciences de l’Ingénieur et Informatique et Systèmes de Production.

L’établissement offre depuis maintenant plusieurs années des modalités d’accueil spécifiques pour les élèves dyslexiques et pour les élèves nouvellement arrivés en France. Des emplois du temps aménagés permettent également de scolariser au Lycée les espoirs de la natation licenciés au Cercle des Nageurs Marseillais.

 

Après les Baccalauréat S SI et STI, Le Lycée du Rempart propose un large choix de formations de niveau supérieur par la préparation, en deux ans, de six Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS) :

  • Assistant Technique d’Ingénieurs

  • Electrotechnique

  • Industrialisation des Produits Mécaniques

  • Mécanique et Automatisme Industriels

  • Systèmes Electroniques

  • Technico-commercial

 

Enfin, une Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles Année spéciale pour Techniciens Supérieurs (CPGE ATS) offre aux meilleurs étudiants de la Région, titulaires d’un BTS industriel ou d’un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT), la possibilité de préparer l’accès à de très nombreuses écoles d’Ingénieurs par un concours qui leur est réservé.

 

 

En cette rentrée 2009, le Lycée accueille 600 élèves et étudiants (46% de cet effectif en formations post-baccalauréat) dont 11% de jeunes filles.

Près de 140 adultes les encadrent:100 professeurs dont 70 dans les disciplines technologiques, 25 personnels administratifs, éducatifs et de laboratoires, 13 Agents Régionaux des Lycées...

 

Cette taille humaine de l’établissement, relativement modeste pour un Lycée, favorise à l’évidence, des relations de proximité et un suivi étroit du parcours de chaque élève par des enseignants profondément attachés à la réussite de tous… Nombreux sont les habitants du quartier qui scolarisent leurs enfants « au Rempart » après eux-mêmes l’avoir fréquenté.

Nulle place, on l’aura compris, pour l’anonymat dans ce lycée tout proche du centre ville, fortement intégré au 7eme arrondissement de Marseille et intimement lié à sa riche histoire et à son développement.

 

Héritage marquant, diversité et modernité des formations proposées, taille humaine, forte intégration à son quartier, dynamisme de ses personnels… le Lycée du Rempart ne manque pas d’atouts. Fidèle à ses objectifs fondateurs, il poursuit résolument, aujourd’hui comme hier, sa belle mission : assurer une formation générale et technologique de qualité aux jeunes de la ville de Marseille et de sa région au service de l’industrie.

 

 

Renseignements complémentaires sur le site du Lycée Général et Technologique du Rempart

1 rue du Rempart 13007 MARSEILLE

 

http://www.lyc-rempart.ac-aix-marseille.fr

 

 

 

Ils sont passés par « le Rempart » :

 

Jean BOUIN, champion olympique du 5000m (section marine marchande en 1903)

Fernand DECANALI, champion olympique de cyclisme (élève en 1940-1941)

Hubert AGOSTINI, peintre (BEI ajustage dans les années 50)

Jean Claude IZZO, journaliste, romancier (CAP tourneur fraiseur dans les années 60)

Alain BERNARD, champion olympique de natation (bac scientifique années 2000)

 

 

(Les données historiques concernant l’histoire du Lycée sont extraites de l’ouvrage « 100 ans pratiquement » réalisé par l’Association des Anciens élèves du Lycée du Rempart pour le centenaire de l’établissement en 2003)

 

 

 

 

 

 

Informatique et automatismes : le nouveau visage des formations technologiques

 

Ces 50 dernières années ont vu les formations technologiques se transformer profondément suite à l’irruption des nouvelles technologies dans l’industrie: informatique, circuits imprimés et cartes à puces, dessin assisté par ordinateur, machines outils à commande numérique, automatismes…

L’enseignement technologique s’est adapté à cette révolution en faisant une place croissante à l’étude théorique et pratique de ces nouvelles applications de la physique dans l’industrie.

Les ateliers, salles de travaux dirigés et de travaux pratiques ont aujourd’hui un nouveau visage : l’ordinateur et les appareils électroniques de mesure et de contrôle constituent un environnement s’apparentant plus au cadre feutré du bureau ou du laboratoire qu’à l’atelier souvent bruyant et parfois salissant d’hier.

Outre la formation générale, encore plus indispensable aujourd’hui, en Français, Histoire- Géographie, Langues vivantes, Mathématiques et EPS… les disciplines enseignées en 2009 se nomment physique appliquée, études de systèmes, automatique, informatique industrielle, électronique de puissance….

 

 

Dans les formations de Génie Mécanique et Productique (Baccalauréat, BTS) sont plus particulièrement étudiés la programmation de machines à commande numérique, l’étude de la qualité d’un produit, la gestion de la production, le contrôle et la mise en œuvre des procédures de contrôles des pièces

 

Dans les formations de Génie Electrotechnique, les élèves et étudiants étudient les techniques qui permettent de produire, de transporter, de distribuer et d’utiliser l’énergie électrique.
Au programme : mécanique, automatisme, informatique industrielle, électricité, électronique de puissance….
Les élèves et étudiants effectuent des manipulations et des montages qui mettent en œuvre des systèmes électrotechniques. Ce secteur bénéficie aujourd’hui du développement des installations et équipements liés aux économies d’énergie et au développement durable.

 

Dans les formations de Génie Electronique , les élèves et étudiants découvrent les techniques qui utilisent les signaux électriques pour capter, transmettre, mémoriser ou traiter une information.
Au programme : automatique, informatique industrielle, électronique… et leurs applications : le traitement des signaux numériques, les circuits électriques. Par exemple, les élèves et étudiants réalisent des schémas de construction de cartes électroniques.

A l’issue de ces filières, les étudiants trouvent des emplois dans des fonctions de technicien supérieur ou d’ingénieur dans les domaines d’activités comme la conception, la fabrication, l’installation, le contrôle qualité, la maintenance ou l’activité technico-commerciale.

Les entreprises qui les emploient appartiennent aux secteurs de la fabrication, de la maintenance ou de la commercialisation des industries mécaniques, électriques,  électroniques ou du secteur public.

 

 

Une pédagogie largement ancrée sur la réalisation de projets

 

Une des caractéristiques majeures des formations technologiques industrielles est de donner une large place à la réalisation concrète d’objets techniques « grandeur nature » dans le cadre de la mise en œuvre de projets.

 

Les étudiants de 2ème année du BTS Mécanique et Automatisme Industriels, par exemple, conçoivent, réalisent et installent tout ou partie de systèmes automatisés dans des PME, PMI de la région. Ils sont ainsi directement confrontés avec la réalité du travail en entreprise. Parmi leurs récentes réalisations : l’automatisation partielle de la fabrication artisanale du savon de Marseille au Serail.

L’association JELYREM (jeunes lycéens du Rempart) a conduit un travail en série S Sciences de l’Ingénieur se traduisant par la réalisation de reportages photographiques aériens à partir d’un ballon gonflé à l’hélium et radiocommandé jusqu’à une altitude de 150 mètres. Le lycée du Rempart est le seul établissement du sud de la France à disposer ainsi des autorisations nécessaires des autorités de l’aviation civile pour faire voler un ballon en altitude.

En 2009, le lycée a gagné le challenge régional « Entreprendre au lycée » et le concours «  Graine d’inventeur ». A partir de la proposition d’un élève qui venait en skate-board au Lycée et qui souhaitait pouvoir accrocher son moyen de locomotion dans l’établissement en toute sécurité, un projet de réalisation d’un support technique adapté à cet usage a été mené de bout en bout. La conception et la fabrication d’un prototype ont donc été mis en œuvre par des élèves de différents niveaux de formation encadrés par leurs enseignants.
Ce projet se poursuit aujourd’hui par la perspective d’une fabrication en petite série de cet objet technique pour engager ensuite sa commercialisation.

Autre réalisation récente, celle d’une « joëlette », moyen de transport pour handicapé leur permettant d’accéder à des randonnées en montagne sous la conduite de personnes valides. Ce projet a été réalisé par des élèves de secondes et des étudiants de BTS.

 

Techniciens supérieurs et ingénieurs dans l’industrie : des besoins importants, des débouchés très ouverts…

Malgré la crise, les jeunes diplômés des filières industrielles de Techniciens supérieurs et d’Ingénieurs continuent de connaître des conditions favorables d’insertion professionnelle.
Une étude du Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications (CEREQ) datée de juin 2008 indique que le taux de chômage, 3 ans après leur sortie de formation est inférieur pour eux de moitié à celui de l’ensemble de leur génération : seulement 6% des titulaires d’un BTS industriels et 3% des Ingénieurs diplômés en 2004 sont au chômage en 2007.Ces taux sont les plus faibles parmi tous ceux enregistrés pour les diplômés de l’enseignement supérieur.

Compte tenu des départs à la retraite de nombreux cadres techniques et ingénieurs dans les années à venir les perspectives d’emploi devraient se maintenir à un niveau élevé. Seulement 23 000 ingénieurs sont formés actuellement chaque année en France pour des besoins évalués à 40 000….



La réforme des Lycées en préparation valorise fortement les filières technologiques industrielles

Annoncée par le Président de la République le 13 octobre dernier, la réforme du Lycée qui entrera en vigueur à la rentrée 2010, vise notamment à renforcer l’attractivité des formations technologiques industrielles en les modernisant encore, en renforçant leur polyvalence et en leur offrant des débouchés nouveaux…une politique volontariste est déjà menée en ce sens depuis plusieurs années par l’Académie d’AIX-MARSEILLE afin de favoriser l’orientation des élèves de 3eme et de seconde, et notamment des jeunes filles, vers les formations scientifiques et technologiques industrielles.

Les filières, centenaires, de formation du Lycée du Rempart n’ont donc pas fini d’avoir un avenir…





La Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles Année Spéciale pour Techniciens Supérieurs : l’exemple réussi d’une classe passerelle…

Elle accueille chaque année 45 étudiants issus de Brevet de Techniciens Supérieurs ou Diplômes Universitaires de Technologie de tous le Sud Est de la France.

Pour les jeunes étudiants qui la rejoignent, après pour beaucoup d’entre eux un passage par un baccalauréat technologique STI, c’est une année de dur labeur en perspective : 36 heures de cours par semaine, sans compter les interrogations orales et devoirs surveillés du samedi matin…mais quelle satisfaction à l’arrivée lorsque l’on peut constater, comme ces 6 dernières années, un taux d’intégration de 100% dans les Ecoles d’Ingénieurs préparées.
C’est un bel exemple de promotion, pour des jeunes souvent issus de milieux modestes, qu’offre cette voie (parallèle aux voies classiques mieux connues) d’accès aux écoles d’ingénieurs.